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Au travail

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Un des meilleurs calendriers de l’avent du web est revenu en 2013, après un chouette succès en 2012. J’ai eu l’honneur d’y écrire un article, portant sur les dark patterns en design d’interface. J’y expose les mécaniques utilisées par de grands e-commerces (majoritairement français) pour amener l’utilisateur à remplir les objectifs du site, qui sont en général, les suivants :

  • collecter des données personnelles (l‘e-mail en tête de liste)
  • augmenter le panier moyen
  • augmenter le trafic
  • favoriser la rétention
  • améliorer le taux de clic (sur une publicité par exemple)

Cette année, j’ai appris plein de nouveaux mots : « lean », « agile », « scrum », « design itératif »… ou plutôt, j’ai appris à mettre en application ces concepts un peu abstraits. De formation print, puis formée au web « sur le tas » j’ai eu plusieurs expériences en agence, où les seuls concepts valables sont ceux de « deadline », « rush », « mets le logo plus gros », « ma femme préfère le rouge »… (oui, bon, j’exagère à peine).

La gestion comptable, un beau sujet que connaissent bien les indépendants. Il y a ceux qui font leurs devis et factures à la main, et il y a les autres. Avant je faisais de jolis devis et factures sur Indesign, en numérotant mes factures à la main, en reprenant un ancien document, en faisant un « Enregistrer Sous », en le renommant, en l’adaptant. Ça me prenait du temps (faire un tableau, ajouter une ligne, gérer les factures en plusieurs pages, modifier les numéros de pages, faire un export PDF… repeat.) et c’était un peu le bordel. Alors j’ai cherché comment me faciliter la vie.

Suite à mon article chez Guilhem Bertholet et ses nombreux commentaires, j’ai trouvé ça assez intéressant de voir que finalement, beaucoup de gens restaient assez ignorants des raisons des tarifs des graphistes. D’ailleurs, on m’a récemment dit « les graphistes crient sur tous les toits qu’ils ne veulent pas bosser gratuitement, mais ils n’expliquent pas ce qui fait leur valeur ajoutée ».

Après tout, un logo, ce n’est « pas grand chose » pour un œil non averti. Un site internet, ça se fait en quelques minutes et pour 10 € par mois chez un grand hébergeur français qui fait beaucoup de communication grand public. Une plaquette ou une affiche, ça se fait sur Word ou sur Publisher ! Au pire, le cousin du neveu de la grande tante, il a cracké Photoshop et il a fait le logo de sa ligue WOW, donc il a les compétences.

Bon, ça, vous l’aurez compris, c’est pour les idées reçues.

J’ai lancé il y a peu à Lyon les « AfterworkCréa », de petits apéros entre designers / graphistes / illustrateurs lyonnais. Consciente que la sphère web bouge déjà bien à Lyon, je trouvais dommage qu’il n’y ait rien autour de la création en général.  C’est maintenant chose faite !

Après une première édition très encourageante, avec des gens super intéressants et d’une grande gentillesse (avec qui c’est plutôt cool d’échanger autour d’une bière, donc), la date de la seconde édition ne va pas tarder à être décidée.

Je communiquerai principalement sur Twitter pour les Afterworks 🙂

D’un point de vue extérieur, être graphiste, créatif, designer, webdesigner, c’est savoir utiliser des logiciels compliqués pour essayer d’en tirer quelque chose de « joli ». On a tous été un jour confronté au syndrome du « toi, tu fais pas un vrai métier« , sous prétexte qu’on a la chance de faire un métier pour lequel on est passionné. Malheureusement, ce genre de réflexions mène à des demandes à base de « ce serait sympa que… », « ça devrait te prendre 5 minutes », « tu me ferais un p’tit truc pour… » et consorts de toutes parts. Dans quelles situations peut-on dire oui, et doit-on dire non ?

Être à son compte, c’est être comptable, commercial, commerçant, chef de projet, cuisinier (bon, peut-être pas), informaticien (ah, ça, si !)… et c’est aussi avoir quelques notions juridiques inhérentes à son domaine d’activité. Le métier de graphiste n’est pas en reste sur ce dernier point. Petit retour sur les fondamentaux du droit d’auteur.

S’il y a bien un point de désaccord récurrent dans nos métiers, c’est celui de savoir si un graphiste doit savoir créer sur tous les supports (print ou web) ou intégrer lui même son design.
Déjà, mettons nous d’accord sur ce qu’est la « multi-compétences », et sur le sujet de cet article ô combien casse-gueule, mais que j’avais envie de traiter depuis un moment déjà.
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