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Fourre-tout

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Cet article fait suite à une série de stories Instagram où je détaille le nécessaire pour s’équiper en make-up quand on part de zéro.

Comme dit dans les stories, je n’ai aucune expérience sur le sujet et je me suis totalement laissée porter par Cécile, ma belle-sœur, qui est passionnée de make-up et qui m’a concocté une petite liste adaptée à mon teint (de blanche à la peau rosée) et à ma peau (mixte). Encore merci à elle ❤️ (check son Insta, c’est le partage quotidien de ses make-up qui m’a donné envie de m’y mettre !).

Je vous fais la liste des trucs que j’ai achetés et sur quels sites. Y’a zéro liens affiliés hein, j’suis pas une influenceuse, moi. Je me dis juste que ça peut être utile à certain·e·s et très probablement à mon moi du futur.

Pour info, la totalité est vegan et cruelty free et il y en a pour un budget d’environ 240 € 💸

Il y a des références de chez BeautyBay, L’Oréal, Nyx et Sephora, à chaque fois au meilleur rapport qualité / prix.

Je vous note également les teintes qui me sont adaptées, sur le site de l’Oréal il existe un outil pour trouver la bonne teinte (même si rien ne remplace un essai et un conseil de pro).

L’équipement

Les yeux

Le teint

Les lèvres

En bonus, les p’tits tutos pour bien démarrer

LA youtoubeuse à suivre, c’est MarionCaméléon. Elle a une playlist où elle explique les bases, elle est super pédagogue et ses vidéos sont vraiment très très quali.

Dans cette playlist, il y a pas mal de vidéos et longues à chaque fois. Ma belle-sœur m’a donc conseillé de regarder celles-ci (dans cet ordre) :

En complément, pour bien comprendre comment utiliser les pinceaux, cette vidéo est parfaite (et c’est en fait un vrai cours de maquillage de A à Z) :

Pour le liner, j’ai, comme 90 % des femmes, les paupières tombantes, du coup mieux vaut regarder celles-ci pour bien le réussir, et non celles de Marion :

🌈 Have fun ! 🌈

Photo by Anastasiia Chepinska on Unsplash

Dans le titre, le voilà, le thème de ce nouveau blog. Essayer, quitte à se tromper, de reprendre la parole. Sur quoi ? Eh bien, voilà la nouveauté : sur tout. Enfin, tout ce qui me parle. Ou plutôt, tout ce qui me donne envie de parler. Ne plus séparer. Un blog pro, un blog perso, un blog très perso… Assumer de n’être qu’une. Comme si c’était le blog de la maturité, un peu. Celui où l’on réalise que finalement, il faut aussi montrer un peu de soi dans le pro, parce qu’on n’est jamais un·e bon·ne professionnel·le avant d’être un bel être humain.

Parce que ce qui m’intéresse chez les autres, c’est finalement ce que je ne voulais pas montrer chez moi : quelqu’un d’entier, avec ses loisirs un peu bizarres (je fais des savons, de la broderie, j’ai tenté de monter une borne d’arcade, de construire des meubles…), ses paradoxes (je prône la consommation responsable mais je commande encore trop chez Amazon), ses moments de niaiserie (savez-vous que mon fils est le plus beau bébé du monde ?) et ses côtés méga-vénère intériorisés (je ne sais pas extérioriser la colère mais me parlez pas de Darmanin parce que ça va m’énerver quand même) et puis enfin assumer mon côté Bisounours (oui, il existe encore quelques faces de ce monde qui sont belles).

Vous vous en doutez, je vais parler un peu de tout ça. Partager ici mes recettes de savons, mes lectures féministes ou mes lectures tout court, mon obsession pour les habitations autonomes et l’éco-construction, le combat qu’est la PMA à l’étranger de laquelle vient de naître Lysandre, le petit garçon qui est venu émerveiller nos vies.

Bref, je vais vous parler de moi, ou plutôt de la vie à travers mon prisme. Je n’assume presque pas de le dire ainsi, j’ai envie d’effacer ces mots pour les rendre plus humbles, moins égocentrés. Mais après tout, quoi de plus égocentré qu’un blog ? Eh puis hein, rien ne vous oblige à me lire.

Assumer, donc. Accepter de tomber. Pour peut-être se voir pousser des ailes.

Bienvenue ici.

Image à la une : Ricardo Resende.

Je n’écris pas trop sur ce blog, et d’une manière générale, je n’écris plus trop. Parler de soi est un exercice intéressant mais difficile, et surtout de moins en moins naturel. Séparer mes blogs selon les sujets correspond assez bien à ma façon de séparer certains aspects de ma vie, même si au final, j’ai le sentiment que tout se recoupe. Les lecteurs sont les mêmes. La seule différence, c’est qu’il est difficile d’arriver sur ce blog par accident (il est caché des moteurs de recherches), à l’inverse de mon blog pro. J’admire ceux qui arrivent à parler aussi bien de leurs états d’âmes que de leurs coups de cœurs sur leur blog lié à leur activité professionnelle. Mon envie de partage me complexe parfois au point de penser à l’excès de narcissisme et à finalement lâcher l’éponge en me disant « de toute façon, ça n’intéressera personne ». Aujourd’hui, je crois que je fais surtout ce billet pour moi. Car j’aime ces billets bilans qui permettent de revenir sur certains points et ouvrent vers de nouvelles perspectives. J’aime les relire, une fois par an, pour voir l’évolution, qu’elle soit positive, négative, ou nulle.

Le travail

En 2014, j’ai (encore) beaucoup travaillé en freelance, alors que je m’étais promis d’apprendre à dire non. Déjà en 2013, j’avais le sentiment d’en avoir trop fait. Alors qu’en 2014, j’en ai fait le double.

J’ai du mal à savoir pourquoi je fais ça, pourquoi je dis oui, pourquoi je me rajoute une charge de travail. Les chouettes projets qui arrivent, une épargne qui se fait un peu plus facilement, les relations humaines que ça crée… un doux mélange de tout ça, je suppose.

Dans l’histoire, je crois que je me perds un peu. J’ai arrêté le sport, j’ai pris du poids. J’étais tellement épuisée parfois que j’annulais des soirées pour être opérationnelle au travail le lendemain et ne jamais délaisser mon emploi salarié. Je crois que mon couple y a laissé des plumes, dans la promesse que « ça s’arrêterait bien un jour ». J’ai repoussé d’autres projets qui étaient importants pour moi : faire ma borne d’arcade, et d’autres choses moins futiles mais autrement plus intimes.

La vie

Il y a eu plein de naissances ou d’annonces de naissances à venir. Je ne sais pas pourquoi, mais avoir tous ces enfants autour de moi, voir mes amis, ma cousine, mon frère devenir parents me rend fière d’eux et me remplit de joie. J’aime les voir parents, je les redécouvre. Je les envie, je les admire. En 2014, j’ai été marraine d’une petite Cassandre. En 2015, je serai marraine d’un petit Augustin. Ces deux petits viennent renforcer ma « team de filleuls » qui était déjà au nombre de trois. Il faudra un jour que j’arrive à mettre des mots sur ce que je ressens de toutes ces preuves que me font les parents qui me proposent d’être marraine de leur petit. C’est si fort. Si fort.

L'<3 (et le travail, encore…)

Travailler beaucoup, ça permet de mettre de côté pour des projets autrement plus chouettes. Comme un mariage, par exemple. La promesse d’un beau voyage de noces. Et un projet de création d’entreprise pour celle qui sera alors ma femme. Un tournant qui, comme le mariage, m’excite autant qu’il me fait peur, dont je sais qu’il fait partie des événements qui marqueront ma vie. 2015 sera une année de folie(s). Et pour ça, je crois, qu’il faut vraiment et sérieusement que je lève le pied. J’ai envie de m’en faire la promesse. J’ai envie de lui faire la promesse. Et cette année, j’ai vraiment envie de la tenir.

La zone de confort

Non, je ne parle pas de cet embonpoint confortable qui ne me quitte pas, mais plutôt de cet aspect de la vie où il se passe des trucs, où l’on prend des risques. La création d’une boîte en est un, quelque part, même si c’est surtout ma compagne qui l’assumera. Non, je parle de la vraie prise de risque, celle qui te fait te liquéfier rien que d’y penser. Genre faire du théâtre. Donner un cours. Faire une conf’. (Oui, j’ai un vrai problème avec le fait de parler en public). Je ne sais pas encore ce que je ferai de tout ça. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut que ça arrive.

 

Garder de la place pour la futilité

À force de toujours bosser, on a l’impression que quand on ne bosse pas, on perd son temps à faire des choses futiles. Alors que finalement, c’est ce qui nous construit. Il paraît qu’il faut travailler pour vivre, et non l’inverse.

En 2014, on a créé notre blog sur les jeux de société. On a eu envie de parler de notre passion, de s’en rapprocher, d’échanger, d’en découvrir encore plus.

En 2014, j’ai passé mon permis moto. Du premier coup ! C’était une vraie belle surprise. J’ai galéré au permis voiture, et j’appréhendais de revivre l’horreur que ça a pu être. Un vrai truc positif. C’est mon achievement de l’année.

En 2014, je me suis plus sérieusement mise à la photographie. Et ça fait un bien fou, après des années de pratique en dilettante, de faire enfin les photos que l’on a en tête, malgré ses lacunes. J’ai vécu la même chose avec le graphisme. Il en faut, du temps, pour réussir à réaliser ce que l’on imagine.

Bref, en 2014, je n’ai pas été que graphiste, je suis devenue motarde, fiancée, je suis redevenue marraine. J’ai continué à être passionnée, admirative, amoureuse, portée par l’entourage merveilleux qui m’accompagne, aussi bien dans ma vie professionnelle que dans mon cercle personnel. Merci à vous tous d’en faire partie.

En 2015, j’espère être avant tout la femme, l’amie, la sœur, la fille qu’ils méritent. Mais c’est qu’ils mettent la barre haute, tous, aussi… 😉

Image à la une : Octavian Rosca

Une fois n’est pas coutume, j’ai eu envie d’écrire sur ce qu’a été pour moi l’année 2013. Riche en ascenseurs émotionnels, en je-sais-pas-ce-que-je-veux, c’était l’année des désillusions d’un côté, des révélations de l’autre. Une année où j’ai le sentiment d’avoir un peu plus mûri que les précédentes. Une année qui m’a fait beaucoup avancer.

Cette année, il y a eu…

…de l’épanouissement

Notamment au niveau professionnel. J’en ai déjà parlé, j’ai intégré une chouette start-up, avec un chouette projet, et une chouette équipe. Quand au quotidien, des personnes qui me sont très (très) proches galèrent dans leur boulot, ont des conditions de travail difficiles et proches du harcèlement, de mauvais patrons, des collègues antipathiques… eh bien j’ai la chance de pouvoir affirmer que j’ai tout le contraire, ce qui me permet d’en prendre la mesure et de l’apprécier encore plus.
J’ai aussi pu développer mon réseau professionnel en osant enfin passer la barrière virtuelle pour rencontrer ceux avec qui je parle depuis des mois. Gros pas en avant, j’ai osé animer un atelier, m’affirmant un peu plus en tant que professionnelle et oubliant petit à petit le syndrome de l’imposteur et, à force qu’on me le dise, comprendre que j’avais des choses à dire, et surtout que je pouvais avoir une petite légitimité à parler de mon métier.

…de la fatigue et de la pression

Cette année, j’ai eu la chance d’avoir beaucoup de projets en tant qu’indépendante. Un peu trop, dirais-je, mais ils sont arrivés au bon moment, quand j’en avais le plus besoin financièrement, et personnellement (travailler sur un même et unique projet, ça n’aide pas trop à avoir des idées neuves). Évidemment, quand on travaille beaucoup et que l’on cumule deux jobs, on est plus vite fatigué et on a tendance à voir le négatif de toutes les situations. Je travaille assez vite, ce qui me rend plutôt très rentable sur mon travail indépendant, mais l’esprit n’est jamais serein, toujours occupé, toujours sous pression. Un mail auquel répondre, un appel manqué, une deadline qui se rapproche, le boulot à reprendre quand on rentre chez soi. La vie sociale étant très importante à mes yeux, j’ai mis un point d’honneur à ne jamais faire passer le travail freelance avant elle. Même les repas de midi avec les collègues n’ont pas été mis de côté. Par contre, le temps libre, lui, en a pris un coup.

…beaucoup de dépenses

(Merci le freelance) (ça rime)

…une reprise active du sport

Et ça, c’était génial ! Après quelques années de sport en pointillés à cause d’une santé en dents de scie (diverses opérations dont une du genou qui m’interdisait le sport), j’ai enfin repris de façon régulière le jorky, le squash, et surtout le tennis ! Le tennis, sport de ma jeunesse, celui que j’ai pratiqué pendant plus de 13 ans, à traîner sur les courts, enchaînant les compétitions… Ayant arrêté juste avant le bac, j’avais depuis des années envie de reprendre, et j’ai enfin pu le faire. En quelques mots : ça fait un bien fou ! Et chose qui semblait impensable pour moi : je me suis mise au running. Encore trop peu à mon goût, mais chaque pas est un pas de plus. En 2013, j’ai aussi acheté un vrai VTT, mais je n’ai pas eu l’occasion de bien le tester… En 2014, alors ?

…beaucoup de larmes

Sur un sujet dont je n’aurais jamais pensé qu’il aurait eu cet effet sur moi : les débats sur le mariage pour tous. En cette année 2013, j’ai perdu mon innocence et j’ai réalisé l’homophobie décomplexée et tous ses travers les plus abjectes : le racisme, la xénophobie de certains de mes proches. Leur incompréhension aussi, souvent, même pas des personnes concernées. Je ne leur en veux pas, j’étais très extrême à ce moment-là. Ce sujet aura au moins eu le mérite de me faire intéresser à la politique, d’en suivre de près son actualité… et de réaliser qu’on est bien dans la merde.

… beaucoup d’envies

Beaucoup trop d’envies, même. Reprendre le sport, se mettre au tricot, acheter une nouvelle voiture, se mettre sérieusement à la photo, construire une niche pour notre chien, aménager notre garage, construire une piscine, devenir maman, se mettre au motion design, à la 3D, reprendre une carte ciné illimitée, déménager, passer mon permis moto : tant d’envies parfois contradictoires que je n’ai pas pu réaliser, notamment par manque de temps. Et j’en oublie sûrement… Ma chérie m’a dit un jour « fixe-toi, pose-toi, définis tes priorités ». C’est ce que je vais faire en 2014.

…beaucoup d’amour, de repas entre amis, d’initiatives positives

En 2013 comme depuis quelques années, je me sens si bien, si bien entourée. Quelle bienveillance autour de nous ! Merci à tous ceux qui en sont (si vous lisez ces mots, il y a de grandes chances que vous en soyez. Merci.).

Et en 2014, il y aura…

Maintenant que ça va plutôt bien dans ma vie professionnelle, 2014 sera, je l’espère, l’année de ma vie personnelle. En un mot : « PRO-FI-TER », passer ce permis moto, et réaliser nos petits et grands projets de couple. Ce sera déjà bien pour commencer.

Image à la une : John Towner

J’ai souvent lu que « la vie à la campagne, c’est la vie pure, la vraie vie ». « Tu verras, à la campagne, tu pourras te ressourcer et vivre la vie que tu voudras ».

Eh bien moi, la vie à la campagne, ça me faisait un peu peur, au début. Née dans un coin un peu perdu où l’on croisait sempiternellement les mêmes personnes, j’ai fui, dès que j’ai pu, cet endroit qui ne me correspondait pas. J’ai fui et atterri dans une grande ville : Lyon. C’était nouveau pour moi, ces métros qui passaient toutes les 3 minutes, plutôt habituée à une unique ligne de bus passant une fois par heure, pour nous mener encore et toujours aux mêmes endroits. À Lyon, j’avais l’opportunité de bouger, découvrir, rencontrer. S’ouvrait à moi la possibilité de faire autre chose que ce que l’on me proposait là-haut. Je n’ai jamais choisi de faire allemand deuxième langue, je n’ai simplement pas eu le choix. Je n’ai jamais choisi de faire option SES, je n’ai simplement pas eu le choix. Je n’ai jamais choisi de faire de l’anglais de spécialité. Je n’ai simplement pas eu le choix. Les effectifs réduits, les classes fermées, ce sont autant de choix qui ne sont plus. Vivre dans des coins paumés, c’est se retrouver emprisonné des choix que l’on fait pour nous : tu iras faire tes études à Nancy, ma fille. Tu feras telle licence, ma fille.

Alors j’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai saisi l’opportunité qui me permettait de fuir, loin, loin, dans une ville assez grande pour présenter une vaste étendue de possibilités, assez petite pour être belle et accueillante. Et j’en suis tombée amoureuse.

Depuis toujours, ma moitié a, elle, le désir de revivre en maison, à la campagne. Une maison que l’on peut façonner à notre image, suffisamment grande pour accueillir tous nos amis, suffisamment grande pour nous deux et nos projets. Et c’est ce que nous avons fait, il y a deux ans. Nous avons acheté cette maison, un peu loin de Lyon, mais grande comme il faut. Un peu loin, oui. Mais grande.

Aujourd’hui, deux ans après l’achat, je me rends compte que je vis mal cette ré-expatriation à la campagne. Outre l’aspect financier non négligeable, j’ai l’impression de retrouver ces contraintes de la région de laquelle je viens. Tout est loin. Le boulanger, la bonne pizzeria, la première gare. Pour tout, il faut prendre la voiture. Au quotidien, ce sentiment d’emprisonnement se fait de plus en plus fort. Les trajets maison – travail me font perdre presque 2 h 30 par jour, et j’exècre le fait d’être seule dans ma voiture, parmi des milliers d’autres, à polluer, chaque jour, et (à deux) à dépenser plus de 3 000 € par an en essence. 3 000 €. Par an. En essence.

« You’re not stuck in trafic: you are trafic »

Paradoxalement, je n’échangerais pour rien au monde mon job, loin, mais qui me permet d’être en centre-ville chaque jour, et d’y prendre ma dose d’urbanisme. Tout y est accessible, à portée de main, et je crois que sans cet équilibre ville / campagne, je ne supporterais plus ma maison et cet isolement.

J’ai dit adieu au cinéma, car c’est trop compliqué. On y va de temps en temps, certes, mais pas comme avant, quand on avait notre carte illimitée. Rester en ville jusqu’à 20 heures pour se rejoindre et repartir à deux voitures une fois le film fini, c’est faisable de temps en temps, mais pas aussi souvent qu’on le souhaiterait. Et si on veut y aller le dimanche, c’est 40 minutes de route avant de trouver le premier cinéma. Autant de durée de route que de durée de film. Bel écho de ma jeunesse, dépendante de mes parents, pour la moindre sortie.

Vous aurez le droit de vous dire : « Mais qui c’est, cette fille qui ose se plaindre d’être propriétaire d’une maison à 27 ans ? ». Eh bien je l’assume : c’est pesant, d’être propriétaire d’une maison à 27 ans, quand on aime à ce point la ville et que l’on s’en est privée. Au quotidien, c’est compliqué. Largement surmontable, mais compliqué.

Oui, la vie à la campagne, c’est sûrement très bien pour certains, mais ce n’est vraisemblablement pas pour moi.

Image à la une : Arthur Mazi

« C’est avoir le droit de se tromper. Tu as le droit de te tromper, tu as le droit de faire une erreur. Tu as le droit de… de… de merder, en fait. Voilà, là tu es libre! La réussite n’est jamais une preuve de liberté, alors que l’échec est tou- jours preuve de liberté. On le savait, ou alors on est inconscient. On le savait, et on se trompe. On a été libre, et on a usé de sa liberté. Et les hommes usent très peu de leur liberté je trouve. Il faut se tromper, il faut faire ses erreurs, il faut se casser la gueule, il faut avoir mal, il faut pleurer, il faut être en dessous de son oreiller et parfois on dit des bêtises –et Dieu sait que j’en dis des bêtises– cela n’a pas d’importance. Le fait d’exister, le fait de bouger, me parais quand même plus intéressant – dans la mesure où cela ne fait de mal à personne– que le fait d’être prudent. Il est urgent de ne pas être prudent. Il faut être imprudent. Et vous vous cassez la gueule ? Et bien vous vous cassez la gueule ! Et puis quoi ? On n’en meurt pas, de se casser la gueule! On ne meurt pas d’humiliation, cela n’existe pas. On meurt d’un coup de couteau dans le dos ou d’un accident de voiture, mais on ne meurt pas, de se tromper la gueule. Personne n’est ridicule. Il y a des vivants et des morts. Ça, c’est vrai. Il y a des vivants et des morts. Et il n’y a rien de plus horrible qu’un homme malheureux, parce qu’un homme malheureux fait le malheur. Il entre et il engendre le malheur. On dirait un Mardi gras qui a mal tourné. Alors qu’un homme heureux, même fou, engendre un petit peu – quelque part – le bonheur. Ou la haine. Mais la haine, ça stimule la santé des imbéciles ! » — Jacques Brel, Knokke, 1971.

Puisque ce blog est avant tout mon espace d’expression pro, j’avais envie de partager avec vous les petits changements qui viennent s’opérer dans mon petit monde de graphiste.

Pas mal de renouveau pour moi, donc, au niveau professionnel. En 2012, je travaillais chez Peexeo, une agence de communication à Lyon, avec une équipe de gens humains, agréables et compétents, bref, une belle agence à l’image de ses directeurs. Cette agence, je l’ai quittée avec un petit pincement au cœur, et je la suivrai de très près, car je l’ai vu se déconstruire pour mieux se reconstruire,  j’ai suivi ses hésitations, ses doutes, son repositionnement, un patron qui s’appuie avant tout sur les savoir-faire de ses employés, quelqu’un qui sait vous donner des responsabilités et qui valorise votre travail. J’y ai fait de très belles rencontres, personnelles et professionnelles, et j’y ai appris énormément de choses. J’y ai appris le métier de webdesigner, et je l’ai appris passionnément.

2013 est arrivée avec un nouvel emploi, et de nouveaux challenges : j’ai intégré, depuis un peu plus d’une semaine, l’équipe de Mapado. Très loin de « l’agence », il s’agit d’une start-up montée par Alive Ideas, deux entrepreneurs à la culture web bien ancrée (ce sont les créateurs de Clubic, des membres fondateurs de La Cuisine du Web, et de tout un tas d’autres choses qu’ils ont su mener avec succès). L’ambition de Mapado, c’est de créer un service web et mobile vraiment différent dans la recherche d’activité, et quand je parle de nouveaux challenges, ils sont de taille. J’en dirai plus quand le moment sera venu. Professionnellement, c’est une opportunité énorme, car je vais pouvoir m’affranchir de la frustration qu’est la « livraison du produit fini » de la création de site web en agence : il s’agira de créer une interface efficace, mais également de pouvoir mesurer son efficacité, de l’améliorer, d’affiner, bref, de comprendre et d’analyser, pour être de plus en plus pertinent. Ma veille (celle que je partage sur Twitter) va maintenant être plus tournée vers l’ergonomie / UX / UI que le design graphique à proprement parler.

Avant de rejoindre Mapado, ma seule appréhension était de quitter une agence avec des gens profondément humains, sans vraiment savoir qui j’allais retrouver. Mais je me suis inquiétée pour rien : j’ai rejoint une équipe de développeurs adorables, qui savent s’arrêter quand ils parlent d’un aspect technique pour me l’expliquer en le vulgarisant au maximum. Des gens gentils, avec des compétences assez folles. Bref, une belle équipe, menée par deux personnes qui n’ont plus grand chose à prouver mais qui sont d’une humilité rare, et qui ont de belles ambitions.

2013 : challenge accepted.

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